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Je suis membre actif de la police fédérale belge des autoroutes et je me sens proche des victimes d'accidents vu que c'est notre principale activité !
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Je me souviens de l'un de mes premiers accidents constatés, c'était une famille anglaise, elle revenait de vacances lorsque le père de famille a perdu le contrôle du véhicule, accompagné de son épouse et de ses 2 filles. Le père est décédé sur le coup, la mère a été touchée aux jambes et les filles n'ont heureusement eu que quelques contusions.
Nous avons procédé à l'évacuation de la mère ainsi que les premiers soins et en même temps on réconfortait les jeunes filles anglaise en attendant les secours. Elles pleuraient de douleurs physique et mentale dans nos bras. Nous sommes à 95% des cas les premiers à arriver sur les lieux des drames routiers. Lorsque l'annonce à la radio nous demande de nous rendre sur un événement, nous tremblons intérieurement, les dents se serrent, les mains deviennent froides. Souvent, nous n'entendons que des pleurs, des cris et parfois rien. Je déteste ce silence, il est très éprouvant malgré les autres véhicules qui passent au ralenti. La plupart du temps je n'entends pas les autres véhicules tellement l'action est dure. Après un terrible accident, nous retournons avec un lourd silence qui pèse dans notre véhicule d'intervention. Nous sommes au poste en train de boire une soupe ou un café toujours avec un douloureux silence avant de reprendre la route. Parfois notre courage s'affirme plus et nous rendons visite aux victimes à la clinique. Si ce n'est pas possible, on demande toujours des nouvelles des victimes. Notre plus grand bonheur c'est un remerciement, une lettre ou bien un simple merci qui veulent dire beaucoup. Souvent, chez moi je repense à ma journée, ma nuit et parfois même je me réveille en pensant à ces gens. Beaucoup de personnes sont-elles conscientes de notre travail éprouvant et parfois très douloureux.
Un policier belge
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